08 mai 2009
Pain d'Epices Maison
Pain d'Epices Maison
Bonjour, bonjour:)
J'espère que vous passez tous et toutes un excellent week-end :)
Avec tous ces ponts, je me suis un peu perdue dans le planning! Mais après tout, ça n'est pas très grave:)
Ce pain d'épices maison est une première! Je ne pense pas que j'aurais franchi le pas sans Monsieur Meuse Epices . Cette recette est la sienne :) de même que le mélange que j'ai utilisé.
Ingrédient pour un grand moule à cake :
* 40 grammes de beurre
* 250 grammes de miel liquide
* 175 grammes de farine de blé
* 75 grammes de farine de seigle
* 1 sachet de levure
* 1 pincée de bicarbonate (facultatif)
* 1 pincée de sel
* 20 grammes de mélange d'épices
* 210 grammes d'eau de source
Préparation :
1) Faites fondre le miel au bain-marie et le mélanger intimement à l'eau.
2) Faites fondre le beurre dans une petite casserole.
3) Mélangez la farine, la levure, le sel, les épices (et la pincée de bicarbonate).
4) Faites un puits et ajoutez le mélange eau et miel. Remuez bien pour éviter les grumeaux. (Personnellement j'ai utilisé mon robot de cuisine pour cette opération, en ajoutant progressivement le mélange).
5) Ajoutez le beurre et continuez à mélanger.
6) versez la préparation dns un moule à cake beurré et fariné.
7) Mettez à lever près d'une source de chaleur jusqu'à ce que la pâte double de volume (ce qui prend entre deux et trois heures).
8) Enfournez à four très doux (Th2) durant environ 1h15. Ne pas préchauffer.
9) Démoulez et laissez tiédir.
C'était la première fois que je mangeais du pain d'épices maison. Je reconnais que jusqu'à maintenant je ne connaissais que celui du "commerce". Ca change tout!
Ma première surprise est venue du fait que le goût n'a rien à voir : plus puissant et surtout plus subtil. La seconde est liée au fait que malgré 250 grammes de miel, ce pain n'est pas sucré; ce qui ouvre des portes très intéressantes à des mariages gourmands:)
Nous l'avons principalement dégusté avec du beurre et de la gelée d'oranges (divin!) et des compotes maison de pommes et/ou de poires : un bonheur!
Bisous :)
23 avril 2009
Colombo
Colombo
Bonjour, Bonjour :)
Merci pour les petits mots doux et les bisous guérisseurs :)
Désolée, je ne suis toujours pas de retour. La migraine qui me poursuit depuis samedi est du genre tenace, mais je ne désespère pas d’en venir à bout et de lui montrer qui est le boss, surtout avec votre soutien si fidèle ! La preuve, c'est qu'aujourd'hui (donc demain à l'heure ou je rédige^^), je vais essayer de faire le tour de toutes mes Cuisines Jolies :) Advienne que pourra!
Alors sans plus attendre, passons aux choses sérieuses :)
Le colombo est un plat d'origine antillaise qui se prépare aussi bien avec du cabri, que de la viande de porc ou de poulet. Il tire son nom du mélange d'épices qui le parfume si délicieusement, et qui tranquillement embaume toute la maison lors du mijotage.
Et je dois bien l'avouer, en ce moment, les petits plats qui mijotent tranquillement sont parfaits pour moi.
La recette vient d'un site dont je vous ai déjà parlé et dont je suis fan Meuse Epices de même que les épices qui m’ont permis de la réaliser.
J’ai apporté une modification à la recette de base, j’ai ajouté du lait de coco, ingrédient dont je suis particulièrement fan dans tous mes petits plats « exotiques », en particulier le curry.
Ingrédients pour 4 personnes :
* 1kg de viande de porc (pour moi du sauté)
* 2 beaux oignons
* 1 kg de carottes
* 2 gousses d’ail
* 1 cuillère à café de thym
* 1 bouillon cube
* 1 petit bouquet de persil
* Sel et poivre en fonction de votre goût
* Huile
* 20 cl de lait de coco (une petite brique)
* 25 grammes d’épices à Colombo
Préparation :
1) Découpez la viande en dés de 1,5 cm environ.
2) Dans une grande sauteuse, mettez l’huile à chauffer. Mettez la viande à dorer.
3) Epluchez les oignons et l’ail et hâchez-les finement.
4) Ajoutez-les à la viande et faites-les dorer doucement eux aussi.
5) Pendant ce temps, épluchez et lavez vos carottes et coupez-les en fines rondelles.
6) Ajoutez les carottes dans la casserole, couvrez tout juste d’eau. Ajoutez le bouillon cube, le thym, les épices à Colombo et éventuellement le sel et le poivre.
7) Laissez mijoter longuement à feu doux,a demi-couvert en remuant régulièrement.(Je l’ai laissé 1h30.)
Comme à chaque fois que je fais un plat de ce type, je le prépare la veille et je le fais rechauffer tranquillement le lendemain sans couvercle. Là, j’ai rajouté ma brique de lait de coco, et j’ai laissé la sauce réduire de moitié, jusqu’à ce qu’elle soit courte et onctueuse.
Si vous n’avez pas la possibilité de le faire, ajoutez une cuillère à soupe de maïzena pour épaissir.
C’était la première fois que je réalisais ce plat, et franchement, nous avons adoré ! Il n’y a guère d’autre chose à dire. La viande n’avait pas besoin de couteau et fondait dans la bouche. La sauce était onctueuse à souhait, à la fois veloutée et pleine de caractère. Les carottes ajoutent une petite note douce et sucrée qui a finit de nous séduire totalement.
Ce qui est terrible avec ce plat, c’est qu’il en restait un peu, donc, je l’ai fait réchauffer une seconde fois, et c’était encore meilleur !
Bref, un petit plat qui va entrer dans les classiques de la maison tellement il est bon !
16 avril 2009
Goulash
Goulash
Dès l'enfance j'ai eu la chance de pouvoir goûter à une cuisine cosmopolite. Sur la table familiale, il y avait bien sûr les plats traditionnels et les recettes familiales. Mais pas seulement :)
Nous habitions à l'époque en Allemagne et au gré des rencontres et des amitiés que nouaient mes parents, d'autres cultures entraient à la maison, et des plats nouveaux arrivaient et enrichissaient notre table.
En dehors de la cuisine française, dès le plus jeune âge, j'ai eu le bonheur de découvrir la cuisine chinoise, marocaine, libanaise, allemande, russe, italienne, espagnole et j'en oublie certainement.
Le goulash est entré chez nous en 1974. Cette date, je ne risque pas de l'oublier, puisque c'est l'année de naissance de mon dernier petit frêre. Son parrain était marié à une jeune femme adorable et pleine de fantaisie, Isabel, qui est malgré toutes les années, restée une fidèle et grande amie. C'est elle qui nous a fait découvrir (entre autres) les saveurs du Goulash, plat typiquement hongrois.
Nous sommes rentrés en France vers 1976, et chaque fois que Maman voulait faire un goulash, Isabel lui envoyait les épices car en France, pas il n'y avait pas moyen de trouver le mélange qui convenait...
Je n'avais pas mangé ce plat depuis une bonne quinzaine d'années et c'est en feuilletant les livres de cuisine de Maman que je me suis rappellée que j'aimais beaucoup ce plat mijoté.
Un petit tour sur Google et je suis arrivée sur le site de Meuse Epices où j'ai trouvé le mélange parfait! Mais pas uniquement :)
J'ai littéralement craqué... près de 300 épices, herbes et mélanges sont proposés sur ce site. Non seulement la plupart des mélanges sont effectués par l'Artisan, mais les quantités sont bien adaptées (pas de trop grands sachets et des emballages souples qui se referment pour conserver toutes les saveurs) et des prix tout doux :) y compris sur un produit comme la Fève Tonka :)
Dans mon dossier sur les huiles essentielles et les âromes naturels, je vous avais promis de partager mes bonnes adresses:) je tiens parole:)
La Recette :
Ingrédients pour 4 personnes :
* 1kg de viande de boeuf (collier et macreuse en ce qui me concerne)
* 4 beaux oignons
* 4 tomates bien mûres
* 1 joli poivron rouge bien charnu
* 2 gousses d'ail
* 25 grammes d'épices à Goulash (soit un sachet)
* 1 cube de bouillon ("pot au feu")
* huile, beurre
Préparation :
1) Découpez la viande en petits dés de 1,5 cm.
2) Epluchez les oignons et coupez-les en fines tranches, puis en petits carrés. Epluchez l'ail et hachez-la finement.
3) Lavez le poivron et les tomates, puis coupez-les aussi en petits dés. Pour le poivron, pensez à retirez les filaments blancs et les petites graines.
4) Dans une grande casserole, faites chauffer l'huile et mettez la viande à revenir sur toutes ses faces jusqu'à ce qu'elle soit dorée. Réservez-la sur un plat. Jetez la graisse.
5) Dans la même casserole, faites fondre un peu de beurre et faites revenir les oignons jsuqu'à ce qu'ils soient dorés et translucides.
6) Ajoutez la viande, les tomates, le poivron, l'ail, le bouillon cube, les épices. Couvrez d'eau au ras (pas plus). Mélangez bien. Posez un couvercle un peu à cheval sur la casserole et laissez mijoter deux heures en remuant régulièrement.
Personnellement, j'ai préparé mon plat le samedi après-midi pour le dimanche : c'est encore meilleur quand c'est réchauffé à feu doux, sans couvercle, ce qui permet à la sauce de réduire pour devenir onctueuse à souhait. Si vous ne passez pas par cette étape, vous pouvez lier la sauce avec une cuillère à soupe de maïzena ou de farine.
Bon appétit :)
J'ai réalisé cette recette d'après mes souvenirs, ce n'est peut-être pas tout à fait la recette originale nationale.
Mademoiselle Chafin je compte sur toi pour le dire ce que tu en penses :)
15 avril 2009
Les Epices
L’histoire des épices et les origines de l’homme se confondent.
Le premier homme à cueillir du poivre pour améliorer le goût de son riz fut le précurseur d'une course folle dans la recherche de nouvelles flaveurs permettant d'agrémenter sa nourriture de base.
Hérodote (vers 500 ans avant notre ère) décrit les premières caravanes terrestres. Les convois de plus de mille bêtes de bât partaient pour des périples longs de trois ans pour aller jusqu’en Chine. Les difficultés rencontrées justifiaient les prix astronomiques et le culte voué à ces merveilleux produits.
Pendant longtemps, les marchands arabes inventèrent des contes fantastiques pour portéger leur monopole. Ainsi, ils firent croire que la cannelle provenait d’une haute montagne de l’Arabie et qu’elle était férocement gardée par des oiseaux rapaces cruels et gigantesques.
Pendant de nombreux siècles le trajet des épices venant d’Orient est resté le même. Elles étaient ramassées par les Chinois qui les transportaient par bateaux jusqu’en Inde ou jusqu’à l’ile de Ceylan. Elles étaient ensuite prises en charge par les marchands Arabes et dirigées vers le bassin méditerranéen et distribuées en Egypte, Assyrie, Grèce et vers l’Empire Romain. Les épices les plus populaire à Rome sont le poivre, le gingembre, le cucurma et la muscade. Les prix de la muscade d’ailleurs atteignent des prix « record » à la fin du Moyen-Age : la livre de macis se négocie aux alentours de 3 moutons et d’une demi vache !
En 642, Alexandrie tombe aux mains des Arabes. Il en résulte un amenuisement du commerce entre l’Occident et l’Orient. Les épices déjà rares deviennent un luxe réservé aux palais royaux et aux monastères. Cette situation dure environ 400 ans. Les épices les plus rares comme le poivre servent de monnaie d’échange. Il existe d’ailleurs une expression au Moyen-Age qui dit « Cher comme poivre ».
Vers l’an 800, Charlemagne promulgue un décret qui impose la culture de 70 herbes et épices dans toutes les propirétés impériales et dans les monastères.
Entre le XI ème et le XIIIème siècle, les Croisades marquent la reprise du commerce entre l’Orient et l’Occident. Sur place , les Corisés lèvent des impôts et des rançons en poivre et en muscade. Ils échangent aussi la laine, le fer et le bois contre des dattes, des figues, des citrons, des oranges, des amandes et de la soie.
Il faudra attendre la fin du XIIIème siècle et le récit de Marco Polo pour pouvoir se faire une idée un peu plus précise de la répartition géographique et des méthodes de production des différentes espèces.
Au XIVème siècle, de nombreuses épices et denrées sont soumises à l’impôt : le sel bien-sur, mais aussi le sucre, le poivre, le gingembre, le clou de girofle, le safran, le cumin, l’anis…
En 1492, Christophe Colomb découvre le continent américain mais c'est bien l'Inde et ses épices qui sont recherchées.
En 1498, Vasco de Gama franchit pour la première fois le cap de Bonne Espérance et réussit à atteindre la côte de Malabar au sud-ouest de l'Inde puis, en 1502, l'île de Ceylan (Sri Lanka actuel).
Magellan part en 1519 pour le compte du roi d'Espagne. Après un hivernage difficile, il découvre le détroit qui porte son nom et remonte l'océan Pacifique jusqu'aux Philippines où il est tué par le chef d'une tribu locale.
Sur les 265 membres de cette expédition, seuls 18 d'entre eux rentrent après le premier voyage autour du monde. Les cales du seul bateau rescapé sont remplies de clous de girofle confits.
Toute cette époque a marqué le début des différentes colonies établies par les pays européens. Les sommes d'argent colossales que représentait le négoce de ces produits d'épicerie ont sans arrêt attisé les rivalités et la concurrence fut impitoyable entre les différentes puissances de l'époque :
Les Anglais prendront pieds aux Indes.
Les Hollandais en Inde orientale (Indonésie).
La France s'installera à Madagascar et à l'île Bourbon (île de la Réunion).
Les Portugais, qui contrôlaient en 1524 : Java, Sumatra, Malacca et Madagascar se replieront plus tard vers l'Afrique et le Brésil.
Les Espagnols, surtout présents en Amérique du Sud et aux Philippines feront connaître au reste du monde : La vanille, le piment et la tomate.
Au XVIIIème siècle les Américains se lancent aussi dans la course aux Epices : Les navires mettent le cap sur l'Orient, avec tabac, et aliments à troquer contre thé, café, et épices.
Au XIXème siècle, les épices se cultivent partout, c'est la fin des monopoles et des prix exorbitants des épices.
Sources :
































